Les Métiers en 2030 est un rapport réalisé par France Stratégie et la Direction de l'Alimentation, de l'Agro-industrie et des Affaires de la Consommation (Dares). Il offre une vue d'ensemble des tendances de recrutement pour la décennie à venir en France, déclinées par régions métropolitaines, en tenant compte de leurs spécificités de métiers, d'activités et de démographie.
Pour l'Occitanie, la région est prévue pour compter environ 1,7 millions d'emplois en 2030, soit 6% de l'emploi national. Les métiers spécifiques à la région comprennent agriculteurs et maraîchers, hôtellerie-restauration, métiers du soin, ouvriers qualifiés du bâtiment et des travaux publics.
En 2030, chaque année, l'Occitanie est attendue pour compter environ 75 000 besoins de recrutement, dont 59 000 départs en fin de carrière. Ces postes seront pourvus par 49 000 jeunes débutants et 8 000 nouveaux travailleurs venus d'autres régions. Par conséquent, environ 18 000 postes devront être pourvus par les chômeurs, les travailleurs en poste dans un autre métier, les immigrés et les inactifs.
Le rapport met en lumière des métiers spécifiques à la région qui peuvent connaître des besoins de recrutement forts, compte tenu des départs en fin de carrière. Il est également souligné que des déséquilibres potentiels peuvent exister entre les besoins de recrutement et le vivier de candidats à ces postes.
La méthode de projection est unique car elle permet désormais de comparer les territoires entre eux à partir d'une méthode et d'une projection macroéconomique cohérente. Cette méthode est cependant limitée à la France métropolitaine, car les données rétrospectives sont insuffisantes pour assurer la robustesse des simulations dans les territoires ultramarins.
Il est également mentionné que la majorité des professionnels accèdent à des postes de qualification supérieure pendant leur carrière, ce qui entraîne des changements de métier. De plus, le rapport note que la baisse du taux de chômage dans le scénario de référence correspond à environ 450 000 personnes qui devraient retrouver un emploi et contribuer à la réduction des déséquilibres.
Enfin, le rapport détaille que les créations nettes d'emplois et les flux de jeunes débutants par métier issus de la projection nationale ont été répartis entre les régions en prolongeant les tendances passées. Les migrations interrégionales des travailleurs sont modélisées à partir des déménagements identifiés dans le recensement, mais ne tiennent pas compte des déménagements récents liés à la pandémie de Covid-19.